vendredi 10 juillet 2009

Le palais des mirages

Titre : Le Palais des mirages
Auteur : Hervé Jubert
Editeur : Albin Michel Jeunesse

Résumé : 
Imaginez ... Paris 1900, l'exposition universelle et tout ce que ça représente : des tas de choses à admirer, des touristes, du merveilleux et de la grandeur ... Au milieu, une jeune fille, Clara (la fée de la couverture) et Lukas, un jeune suédois, plus tout un ensemble d'éléments plus ou moins farfelus : la mythologie nordique, un arbre qui parle, l'électricité et ses inventions, des eunuques et des nains, etc ... 

La Critique de Blandine :
Mon avis est clairement partagé. En fait, j'ai adoré le livre, entre l'univers et l'intrigue (tarabiscotée juste ce qu'il faut), les dialogues encore, ... Le roman est pour ado et j'ai souri parfois en sachant ce qui allait arriver par la suite mais la lecture était vraiment plaisante ... 

Et puis Clara est géniale, avec son caractère bien trempée ... Sachant qu'en +, la plupart des personages secondaires sont très bien dépeints et attachants ... 

Et puis il y a la fin ... Là, ça ne va pas du tout, je n'aime absolument pas la fin !! ... 

Voilà, ça perturbe drôlement mon avis global, forcément ... Reste la lecture si agréable et l'immersion si sympathique ... 

samedi 20 juin 2009

Coraline


Titre :Coraline
Auteur : Neil Gaiman
Editeur : Albin Michel jeunesse

Coraline découvre dans la nouvelle maison de ses parents une porte condamnée qui donne sur un monde parallèle identique au sien, mais où règnent ses autres parents, copie conforme des vrais avec des boutons cousus à la place des yeux. Au début, ce monde lui parait bien + intéressant pour l'exploratrice qu'elle est mais très vite, les choses se compliquent ... 

La Critique de Blandine (22/02/09) :A mi-chemin entre la relecture et l'hommage à Alice au pays des merveilles ... ou devrais-je dire des cauchemars parce que la pauvre Coraline traverse le miroir et se trouve dans un monde qui se révèle très très étrange et effrayant ! ... 
  
Le roman est un peu particulier parce qu'il est censé être destiné à des enfants (on le sent à travers des tournures de phrases ou des éléments de narration par exemple) et en même temps, je le trouve bien flippant pour des petits ! (à partir de 9 ans normalement ...) 
  
Dans tous les cas et malgré cette petite réserve, j'ai bien aimé cette petite fille courageuse, la maison immense et tarabiscottée, les voisins un peu fous, le chat noir, et cette maman aux yeux en bouton, de + en + inquiétante ...  

Et en +, il va y avoir un film prochainement, très prometteur, réalisé par Henry Selick ... :) (sortie en France le 10 juin 2009)

La Critique de Yohan (20/06/09) : Le livre se dévore très vite (en 2 heures à peu près), car comme le souligne Blandine dans sa critique, il est avant tout destiné à un jeune public. Aussi, Gaiman, comme à son habitude, se plaît à distordre les univers, les assombrir même.

   De nombreux détails comme les boutons en place des yeux, la maison crayonnée ou les choses informes qui peuplent le monde reflet du nôtre ajoutent cette touche de fantaisie originale. Toutefois, l'auteur ne s'attarde pas dans cet univers et ne le pousse pas jusqu'au bout (ce que Selick fera dans son dessin animé en poussant davantage les détails relatifs à la couture, aux aiguilles et aux boutons) , ce qui m'a alors un peu chagriné.

   Toutefois, le caractère de Coraline, son courage caractérisé par des souvenirs bien encrés qui pardonnent le sérieux des parents, porte assez bien le récit. Le personnage du chat, aussi ambigu que peuvent l'être les félins, est aussi attachant.

   La trame de l'histoire se révèle très simple au final, mais n'est-ce pas là l'apanache de tout conte de fée ?

jeudi 18 juin 2009

Les conjurés de Florence


Titre : Les conjurés de Florence
Auteur : Paul J. McAuley
Editeur : folio sf

Résumé : Une enquête policière dans l'époque de la renaissance italienne ... Sauf que dans ce monde-ci, Leonardo da Vinci a arrêté de peindre pour construire toutes ses idées et a ainsi doté Florence d'un sous-marin et autres inventions + ou moins industrielles ... sachant qu'en +, c'est Machiavel qui mène l'enquête, aidé d'un apprenti peintre qui rêve de représenter un ange comme personne auparavant ... 


La Critique de Blandine :

Beaucoup d'atouts au départ avec cette uchronie à l'époque de la renaissance (devenue industrielle avant l'heure) mais l'alchimie ne m'a pas complètement convaincue ... 
Je pense que l'histoire se tient et plaira à d'autres, je ne sais pas si je ne l'ai pas lu à la bonne période mais moi, je n'ai pas tout compris aux implications de tous et aux références et ça m'a fatigué et vexé. Le roman était trop foisonnant et je n'avais que le premier niveau, en voyant très bien qu'il y avait + à comprendre. 

Et pourtant, c'était prometteur, surtout avec ce personnage peintre qui aidait à décrire les actions et les paysages un peu comme en peinture, avec des procédés narratifs très inspirés et qui nous évoque directement des toiles, une description de la lumière qui donne un cachet aux descriptions ... 

Les critiques sont assez partagées ailleurs sur le net et ça me rassure un peu ... Certains parlent d'une oeuvre superbe et très bien construite et d'autres, comme moi se sont noyés sous l'ampleur ... Je vous mets en lien du coup les critiques d'actu sf, elbakin et même la critique acide du cafard cosmique et la contre-critique enfiévrée de l'éditeur !... 
ça vous donnera une idée + complète ... 


S'il vous intrigue sans que vous soyez sûr de l'apprécier, je peux vous le prêter, bien sûr ...
:)


mercredi 3 juin 2009

Les lames du Cardinal

Titre :Les lames du cardinal
Auteur : Pierre Pevel
Editeur : Bragelonne

Résumé : 1633, Paris. Le Cardinal de Richelieu décide de réunir de nouveau les meilleures lames du royaume, sous le commandement du capitaine La Fargue. Il s’agit une fois de plus de combattre l’Espagne et ceux qui en ont pris le contrôle, les dragons. Redoutables adversaires, venus du fond des temps, ils ont forme humaine mais pratiquent une magie puissante et sont sur le point d’installer enfin une loge en France. 

La Critique de Blandine (09/04/09) : Ce livre d'aventure est de la même veine que Les enchantements d'Ambremer, du même auteur et qui m'avait tant enthousiasmé. Ici, on retrouve le même souci d'ancrer la fantasy dans un monde réaliste et historique, et c'est super bien intégré. Il nous paraît complètement évident (et génial !) que les dragons et les autres créatures décrites puissent se promener dans Paris... ! 

On est plongé dans une histoire de complots et de manigances, avec de petites descriptions documentées des bâtiments, des répliques piquantes (les dialogues sont particulièrement réussis je trouve !) ... 

Les personnages sont nombreux et on s'y perd au début mais on s'attache aussi très vite à tout ce beau monde ... 

Les références aux 3 Mousquetaires et sûrement à d'autres aventures de cape et d'épées sont très plaisantes également ... 

Aussi, je tiens à préciser que le livre se veut avant tout agréable à lire à mon avis. Donc il y a un peu de légèreté et tout n'est pas parfaitement huilé comme une mécanique froide ... Un certain nombre des péripéties sont prévisible (même s'il reste de sacrées révélations) mais le charme opère par l'ambiance générale ... 

Et l'auteur est au salon de Trolls et légendes ce week end :)

La critique de Yohan (03/06/09) : Comme le dit si bien Blandine, les Lames du Cardinal se veut un hommage à ces feuilletons de cape et d'épée d'antan. Que ce soit dans les personnages colorés (un borgne ici, un pestiféré là, un vieillard joueur de vielle, une baronne jouant du fleuret, un sang-mêlé humain-dragon, etc...), des lieux détaillés dans le contexte historique de l'époque, des dialogues bien menés et aux reparties cinglantes, ou encore des situations pleines d'intrigues, de révélations ou de duels, ce roman ne manque pas de panache !

Les personnages sont nombreux dans la première partie du roman, et l'on passe souvent de l'un à l'autre, ce qui donne de l'épaisseur à l'intrigue et même si l'on peut se perdre parfois, on retrouve vite ses marques dès qu'on nom ou une "couleur" de personnage est posé. Les motivations des personnages sont souvent ambiguës, rarement manichéennes, ce qui intensifie davantage encore le côté complot du roman. Les fameuses lames présentent tantôt des personnages fragiles, forts, froids, chaleureux, nonchalants et je pense que le lecteur s'attachera forcément à au moins l'une d'elles (voire plusieurs comme moi).

L'aspect historique, retranscrit dans les descriptions du Paris de jadis ou dans le vocabulaire utilisé, plonge instantanément le lecteur dans l'ambiance très "trois mousquetaires" et ce sans heurt. L'aspect fantasy (dragons, magies,...) reste lui assez léger et s'ajoute comme une petite touche dans le décor. Pourtant, il demeure bel et bien au centre de l'intrigue.

Les dialogues prêtent souvent à sourire, vous savez, ce genre de sourire bien jouissif quand votre personnage préféré en refroidit plus d'un d'un mot, d'un seul, ce genre de sourire, quand un personnage affiche autant de flegme face au danger. Bref, des dialogues très Pierre Pevel !

Enfin, l'histoire quoique compliquée dans la première moitié du livre prendra toute sa cohésion dans la seconde moitié avec révélations et retournements de situations au menu. Quant à la toute fin, elle présage du meilleur à venir pour la suite (même si le roman peut se suffir à lui-même) qui débarque ce mois-ci : "L'Alchimiste des ombres" (à l'occasion de cette sortie, les Lames du cardinal ressort sous une nouvelle couverture).