jeudi 24 juin 2010

Viktoria 91

Titre : Viktoria 91
Auteur : Pierre Pevel
Editeur : Imaginaires sans frantière

Résumé :
Londres, 1891. Whitechapel est le théâtre d'une nouvelle série de crimes qui rappellent ceux commis par le sinistre Jack l'éventreur trois ans plus tôt. A la demande d'une séduisante inconnue, le journaliste Latimer enquête... Toute l'imagerie de l'Angleterre victorienne est là, mêlée à des bobbys androïdes, des fiacres tirés par des chevaux mécaniques, des dirigeables aux couleurs de l'Union Jack qui sillonnent le ciel de Londres...

La Critique de Blandine :
Petit roman à lire presque sans s'arrêter, ...

Comme souvent chez Pevel, le plaisir de lire fait oublier la simplicité de l'intrigue ...

C'est plaisant, sans prétention, peut-être un peu maladroit ... mais qu'importe, l'univers est joliment dépeint, les références aux aventures de Sherlock Holmes et autres aventures rocambolesques sont réussies ...

Ne pas chercher + ici, ou alors lire les autres livres du monsieur : il n'y a que du bon, que ce soit les enchantements d'Ambremer, les Lames du Cardinal ou même le Cycle de Wieldstadt (je n'ai pas trop accroché mais j'en pense quand même que du bien et j'imagine même que ça satisfera les + exigeants d'entre vous, c'est + austère, + complexe, + sombre aussi !...)


La septième fille du diable

Titre : La septième fille du diable
Auteur : Alain Surget
Editeur :
Flammarion

Résumé :
Guernesey, 1338, au début de la guerre de Cent ans. Lésia, une jeune fille, vit avec ses parents. Indépendante, elle entend mener sa vie comme elle le souhaite. Mais les choses se passent autrement ...

La Critique de Blandine :
Premier tome d'une trilogie, l'histoire explique comment et pourquoi Lésia devient sorcière. C'est très sombre, le vocabulaire est plutôt ardu, mais ça vaut vraiment le coup ! ...

J'avais déjà aimé Mary tempête du même auteur et les qualités de l'un rejoignent les qualités de l'autre ... L'aventure est palpitante, les personnages bien trempés et charismatiques, j'ai hâte de lire la suite ...

Cela dit, j'insiste à peine mais c'est mieux de le savoir avant, l'aventure est + sombre que ce qu'elle laisse imaginer selon moi ... à conseiller à des lecteurs avertis ...

Thursday Next Saison 1

Titre : Thursday Next saison 1

Comprend :
1. L'affaire Jane Eyre
2. Délivrez-moi !
3. Le Puits des histoires perdues
4. Sauvez Hamlet !

Auteur :
Jasper Fforde.
Editeur : 10/18

Résumé :
Impossible exercice tellement l'univers est foisonnant et loufoque. Sachez simplement qu'il s'agit d'une uchronie, nous sommes en 1985 dans un monde où la guerre de Crimée dure depuis 130 ans, où l'ingénierie génétique est débridée, et où un groupe tentaculaire nommé Goliath tente d'assouvir sa puissance sur l'Angleterre républicaine ...
Notre héroïne fait partie des Service des Opérations Spéciales, section 27, c'est-à-dire tout ce qui touche à la littérature ...

La Critique de Blandine :
La série a des qualités impressionnantes en commençant par la + difficile : elle est terriblement originale. L'univers créé est foisonnant et extrêmement corrosif, il y a là une critique de la société digne des grands livres de S.F. ...

Il y a aussi énormément de références, en particulier à la littérature anglaise, pas toujours facile de repérer les clins d'oeil mais pas obligatoire non plus de tout maîtriser pour apprécier ...

A tout cela s'ajoute l'humour et pas n'importe lequel, le livre est anglais avant tout et c'est donc un petit sourire en coin qui vous accompagne au fur et à mesure des aventures rocambolesque de Thursday ...

Il faut savoir que le livre 2 manque de rythme et que le 3 est encore pire mais c'est uniquement au niveau de l'action pétaradante que ça pêche, parce que l'évolution de l'univers est vraiment incroyable ! ...

voilà, en gros, pas trop envie d'en dire beaucoup plus, je crois que ça vaut le détour mais c'est vrai que c'est assez imagé et ardu comme lecture, un peu du Boris Vian britannique et déchainé ... ! :)


Le site officiel ...

mardi 11 mai 2010

Dracula

Titre : Dracula
Auteur : Bram Stoker
Editeur : J'ai Lu
"En arrivant dans les Carpates, le clerc de notaire londonien Jonathan Harker est épuisé par son périple. Mais son client et hôte, le comte Dracula, a tout prévu : une chambre lui a été retenue à l'auberge pour la nuit, an attendant de rejoindre le château en calèche. Mais pourquoi les habitants du village se signent-ils avec des mines épouvantées quand Jonathan leur dit où il compte se rendre ? Pourquoi lui fait-on cadeau d'un crucifix et de guirlandes d'ail ? Malgré ces mises en garde, Harker poursuit sa route. Certes, ces montagnes escarpées, ces loups qui hurlent dans le lointain ont de quoi faire frissonner. Mais enfin, tant de superstitions au cœur du XIXe siècle ! Jonathan est un homme raisonnable..."

La Critique de Yohan (novembre 2008) : Qui ne connaît pas Dracula franchement ? Il est l'essence même du mythe du vampire (même s'il n'en est pas l'origine) ! C'est lors de mon voyage dernier à Dublin, que l'envie me prit d'entamer ce chef d'oeuvre de la littérature fantastique et gothique, car l'auteur Abraham (dit Bram) Stoker est né dans la capitale irlandaise.

Commencer la lecture de Dracula, c'est commencer un long voyage assez prenant. Le livre est écrit dans le style épistolier et c'est donc par le biais de journaux intimes, de coupures de presse, d'analyses médicales et psychiatriques, de journaux de bord etc... que nous est narrée l'histoire des différents protagonistes du livre.

C'est d'ailleurs ce qui surprend et qui est vraiment réussi dans le roman : Dracula est au final très peu présent au fil des pages et pourtant on le sent omniprésent dans chaque élément de la nature, chaque animal, chaque odeur... en fait, dès qu'un événement sort de l'ordinaire, on veut y voir le vampire. Et souvent on a bien raison de l'y voir.

La première partie du livre est excellente avec le journal secret de Jonathan Harker rendant visite au comte dans son château décidément très étrange : l'ambiance y est particulièrement envoûtante. A la lecture, reviennent en tête des images du très réussi film de Coppola (inspiré du livre), mais surtout il ne faut pas trop s'accrocher au film, car l'histoire d'amour entre Dracula et Mina n'existe pas du tout dans le livre (ce qui pourrait décevoir certains, car celle-ci fonctionnait à la perfection dans le film).

Pourtant, en place d'amour, c'est de désir et d'attirance dont il est question dans le bouquin. Attirance malgré la répulsion. Et puis attirance et lutte contre cette attirance également. Notamment pour ce personnage beaucoup plus développé que dans le film par exemple de Renfield. Les rapports sur le comportement mental de ce fou interné et étudié par le Docteur Seward m'ont énormément plu et de par la folie du patient, on se prend à jouer les psychanalystes de l'étrange et on s'essaie à l'étude du vampirisme !

Et puis nous voyageons de l'Europe de l'est à Londres, puis de Londres à l'Europe de l'est. Le côté sauvage et superstitieux de cet est de jadis effraie souvent par les non-dits de ses habitants ou sa grisaille mystérieuse derrière laquelle se cachent des mystères que jamais nous ne comprendrons.
Bien sûr, Dracula est un livre écrit en 1897 et donc le style, le rythme s'en ressentent. Ce n'est pas forcément difficile à lire, mais il est vrai que certaines expressions sonnent "gentilles" dans la bouche des personnages. Les filles du roman sont particulièrement mièvres dans la façon de s'exprimer, nous sommes dans du grand romantisme après tout.
Pour finir, je tire chapeau bas à cette édition de J'ai Lu qui pour une modique somme rend très bien hommage au roman : ainsi, des parties entières présentent le texte en des typographies différentes, ce qui renforce l'ambiance. Les coupures de presse semblent vraiment avoir été découpées de quotidiens, les télégrammes ressemblent vraiment à des feuilles ôtées de machines à écrire, les débuts de chapitres présentent en filigranes le texte en VO. Superbe !
En plus, l'édition poche offre en appendice une introduction alternative parue après la mort de Stoker, dans un style radicalement différent du style épistolier, mais à l'ambiance toujours aussi hypnotisante ! Et à la fin du livre, une biographie de l'auteur permet de mieux cerner la génèse de Dracula (on apprend par exemple qu'en ce même siècle, le vampire est né dans la littérature, mais que Dracula a complètement fait de l'ombre aux autres...).

La critique de Blandine : Un livre assez surprenant parce qu'on croit le connaître... Il y a pourtant toute une dimension "visuelle" et une ambiance qui ne rendent qu'en lisant l'original ...

C'est vrai qu'il y a une certaine lenteur mais ça participe aussi à l'atmosphère assez pesante, c'est comme un huit-clos sauf que ce n'en est pas un ... On a envie de parler aux personnages, de leur expliquer ce qu'on pressent, de les sauver de leur innocence ...

Comme Yohan, j'adore le fait que finalement, Dracula est surtout présent en ombre, parce que le lecteur le voit partout, dans chaque description ...

mardi 4 mai 2010

Des Milliards de tapis de cheveux

Titre : Des milliards de tapis de cheveux
Auteur : Andreas Eschbach
Editeur : J'ai lu / Atalante

Quelque part aux confins de l'Empire, sur un monde oublié de tous... une petite planète apparemment anodine. Sauf que, depuis des temps immémoriaux, les hommes s'y livrent à une étrange occupation : tisseurs de père en fils, ils fabriquent des tapis de cheveux destinés à orner le Palais des Étoiles de l'Empereur. Pourtant, une étrange rumeur circule. On raconte çà et là que l'Empereur n'est plus. Qu'il serait mort, abattu par des rebelles. Mais dans ce cas, à quoi peuvent donc servir ces tapis ? Et qui est cet homme si étrange qui prétend venir d'une lointaine planète ? Lui aussi affirme que l'Empereur est mort...

La Critique de Vincent : Si l'on me demandait par quel livre débuter en SF, je pense que mon choix s'arrêterait sur Des milliards de tapis de cheveux. C'est donc logiquement que ma première critique porte sur ce dernier.

L’histoire débute sur une planète primitive, où l’on découvre le culte des tapis de cheveux. Tisseurs de père en fils, l’œuvre prend toute une vie pour être confectionné à partir des cheveux des femmes et des filles du tisseur. Ensuite, on monte dans les différentes castes, du tisseur on passe au marchand puis au collecteur d’impôt, etc…
Chaque chapitre est indépendant et le seul fil directeur est cet homme venu d’ailleurs et qui prétend que l’empereur n’est plus.

Cette histoire débute doucement (au rythme des tisseurs ?) et vous plonge dans un univers vaste où vous découvrirez les différents mondes qui le compose et qui, à la fin, forme un tout cohérent. Mais tout cela sans oublier, bien sûr, LA réponse que tout le monde attends : à quoi peuvent bien servir ces tapis de cheveux ?

La Critique de Yohan : Superbe livre entre SF et conte, intimiste et pourtant tellement riche. Le livre m'a été conseillé par Vincent et le pitch de départ m'a suffisamment intrigué pour que le bouquin atteigne le haut de ma pile de livres à lire. Les chapitres sont courts et variés, bien sûr je ne peux trop en dire, mais ils est assez génial de constater comme ils se lient tous les uns aux autres comme si finalement toute cette trame n'était elle même qu'un tapis. Certains chapitres se démarquent par leur thème, d'autres par leurs personnages.
Au final, une oeuvre intéressante et palpitante.

La critique de Blandine : Moi aussi j'ai aimé ce livre, cette ascension et ce cheminement à travers tous ces environnements différents, ce monde qui se met en place ... C'est une lecture vraiment très riche ...

C'est vrai que c'est une bonne manière de rentrer dans le genre SF, avec Je suis une légende peut-être, puisque les deux livres utilisent bien sûr les codes du genre mais tout en légèreté, en fine couche, au service de l'histoire ... Du coup, cela peut plaire aussi aux réticents ...

vendredi 30 avril 2010

DragonLance - La Trilogie des Légendes


Titre : DragonLance - La Trilogie des Légendes (3 volumes)
Auteur : Margaret Weis & Tracy Hickman
Editeur : Fleuve noir / Milady

"Retrouvez les frères Majere et Tass le Kender dans une nouvelle aventure. Après la guerre de la Lance, dont le lecteur a pris part dans la trilogie précédente, Caramon le guerrier est devenu un alcoolique dépressif, mais l'arrivée de son ami le Kender et d'une mystérieuse prêtresse va le remettre d'aplomb pour une nouvelle aventure..."

La Critique de Yohan : Bon comme ça, le résumé ne donne pas forcément envie... mais bon je ne peux vraiment pas vous donner le véritable quatrième de couverture du premier volume car si vous désirez lire la première trilogie, cela risquerait de vous ruiner quelques arcs scénaristiques, donc il faudra se contenter de cela et de faire confiance en ma critique.
Si la première trilogie fleurait bon le jeu de rôle, on va plonger ici dans un roman un peu plus "psychologique" en explorant davantage la relation entre les jumeaux Majere. Rajoutez à cela des voyages dans le temps (et ses géniaux paradoxes), de la rédemption, une nouvelle guerre, sans oublier un kender qui malheureusement pourrait bien causer la fin du monde de Krynn, et vous obtenez le bon cocktail de cette nouvelle trilogie.
Le premier volume est exceptionnel à tout point de vue, original et sans redite sur la première trilogie. Je ne peux trop vous en dire pour garder la surprise intacte. Mais franchement bravo aux auteurs !
Le second est... en fait je ne m'en souviens plus... donc il ne m'a visiblement pas marquer.
Quant au troisième, la fin est merveilleuse avec le retour de personnages connus et une bataille finale excellente (et un Tass au mieux de sa forme pour notre bon plaisir !).

NB : Des bouquins Dragonlance (il en existe près d'une centaine me semble-t-il?), la première et la seconde trilogie semble pour moi essentielle et suffisante. Weis & Hickman en ont écrit une troisième avec les héritiers des héros, mais après lecture du premier tome, je n'ai pas poursuivi.


La critique de Blandine : Pour cette suite, on se concentre un peu + sur certains personnages au fort potentiel ... Il y a vraiment de grands moments et puis quand même, un personnage féminin qui m'a plutôt déplu et qui m'a fait moins aimé cette trilogie au final ... malgré la présence de ce sacré Tass, un kender carrément génial :)
Je préfère donc la première trilogie pour sa montée en puissance et la découverte de tout l'univers + riche que ce qu'on pressent au début, mais cette deuxième trilogie amène aussi une profondeur et un développement vraiment classes ...

mercredi 28 avril 2010

Les Princes d'Ambre

Titre : Le cycle des Princes d'Ambre
Auteur : Roger Zelazny
Editeur : Folio
Date : de 1970 à 1991

Ce cycle est composé de 10 tomes : Les neuf princes d'Ambre, Les fusils d'Avalon, Le signe de la licorne, La main d'Oberon, Les Cours du Chaos, Les atouts de la vengeance, Le sang d'Ambre, Le signe du Chaos, Chevalier des ombres, Prince du Chaos.

"Un amnésique s'échappe d'un hôpital psychiatrique après avoir découvert le nom de la personne qui l'a fait internet: Flora, sa propre soeur. Celle-ci lui révèle qu'il se nomme Corwin, et qu'il est l'un des neuf frères qui se disputent le pouvoir au royaume d'Ambre, le seul monde réel dont les autres sont des reflets, des ombres ..."

La Critique de LaeTi : On arrive dans une famille plus qu'hors du commun. Comme le personnage principal ne se souvient de rien, on découvre avec lui cet univers si spécial et extrêmement original, même si un petit moment de doute survient ("J'ai bien compris ce que j'ai compris ??!!! Mais c'est dingue''). Je décomposerais ce cycle en 2 (à l'origine c'était le cycle de Corwin et le cycle de Merlin d'ailleurs). Les 5 premiers tomes sont prenant, on les lit d'une traite sans respirer (pas le temps ....). On est pris dans un tourbillon qui nous échappe mais sans pouvoir penser une seconde à arrêter de lire !! Les 5 suivants sont un peu moins palpitant, l'histoire se fane, où c'est le personnage principal qui ne plaît pas ... pas de raison dans mon cas :/
Attention à la quatrième de couverture, je n'en ai cité qu'un passage pour ne pas en dire trop !

A lire absolument pour les 5 premiers tomes, les autres sont un peu moins bien!

La Critique de Yohan (08-09-2008) : on m'avait conseillé de lire les 5 premiers tomes du cycle (je ne sais plus trop qui entre les 4 chemins, Nico ou Laetitia & Gilles) , ce que j'ai fait. Il faut dire que les Princes d'Ambre avaient quand même reçu un grand prix de science-fiction ex-aequo avec Dune (prix Hugo me semble-t-il) ! L'histoire avait tout pour me passionner (Pensez-vous : un amnésique et un monde fantastique ;-) ).
Pour dire vrai, j'ai eu un petit peu de mal à rentrer dedans, ceci dû à deux choses : la traduction est atroce (d'ailleurs entre les tomes des personnages changent de nom ! Horrible) et puis le style du premier volume est assez pauvre, surtout dans les batailles (genre "ils arrivent à 400 contre l'ennemi, remportent la bataille et passe au bataillon suivant, plus que 250 contre l'ennemi") : pas très épique.
Pourtant, de nombreux éléments m'incitaient à continuer, surtout le héros qui a des côtés un peu sombres, l'histoire de complot familial et le truc génial du bouquin : la Marelle ! Bref, après un premier volume lu assez rapidement, j'enchaînai avec le deuxième qui s'améliore selon moi dans le style et une histoire qui prend de l'ampleur et surtout un "cliffhanger" de malade qui augurait du meilleur pour la suite.
Et le meilleur justement arrive avec le Signe de la Licorne, un tome où il ne se passe pas forcément grand chose, à part beaucoup de blabla, mais alors on va de revirement de situation en revirement de situation et on ne lâche pas le livre jusqu'à la fin qui se finit sur un "cliffhanger" encore plus dantesque ! Génial ! ça y est, j'étais tout simplement accroc !
Le tome suivant est tout aussi bon avec des révélations énormes et du complot en veux-tu en voilà !
Enfin, il faut attendre la fin du cinquième tome pour retrouver du Prince d'Ambre comme on aime, car je ne sais pas ce qu'a fumé l'auteur en écrivant ce dernier volume du cycle, mais je n'ai absolument pas compris tout ce périple chaotique (c'est un peu comme le voyage des hobbits de Tolkien dans la première partie du seigneur des anneaux... mais en plus... bizarre).
Je n'ai pas lu les suivants (tout le monde me dit que c'est moins bien, surtout que le nouvel héros est plus fade), ni les préludes, mais en tout cas, tout comme Laeti je conseille fortement les Princes d'Ambre : c'est rapide à lire et d'autant plus entre la fin du deuxième et le début du cinquième, car les intrigues se dévorent au rythme cardiaque du lecteur !

La critique de Blandine (28/04/2010) : J'ai lu le 1er cycle il y a un bon moment maintenant mais je réalise qu'il y a pas mal de livres dont la critique existe déjà ici et que je n'ai pas complété avec mon avis alors je vais réaliser une petite mise à jour pendant les prochaines semaines ...

Lu donc les 5 premiers seulement, mais suis emballée par l'histoire ... L'absence de style est un style en soi et il faut un moment pour rentrer dedans, c'est quand même abrupt d'apparence. Et puis une fois plongés dedans, il y a quand même de sacrées situations épiques et nombre de rebondissements qui nous laissent complètement abasourdis ... ! Perso, je ne me suis même pas laissé le temps de digérer les informations gigantesques, j'ai lu et lu, sans m'arrêter, complètement happée (sauf un long passage du livre 5 un peu trop planant pour moi) ...

Pour info, une BD est sortie mais je ne suis pas emballée, mieux vaut lire les romans !

dimanche 28 mars 2010

Nouvelles de Richard Matheson - Tome 3 / 1959-2003


Titre : Nouvelles (1959-2003)
Auteur : Richard Matheson
Editeur : J'ai Lu

La Critique de Yohan : après la critique du tome 1 et du tome 2, voici enfin la critique du dernier recueil de nouvelles de Richard Matheson. Après de la science-fiction et de l'horreur, Matheson poursuit son exploration du fantastique avec dans ce volume des thèmes comme le vaudou (et autres rituels chamaniques) et tout ce qui touche aux esprits (les démons, le diable, les médiums, ...) et à l'esprit (folie, schizophrénie, ...). Cela donne du très bon et du beaucoup moins bon, voir du pas terrible. Car nous sommes loin dans ce recueil des styles inspirés des premières nouvelles (nous sommes plus proche du Stephen King qui a grandement lu du Matheson).

Nous retiendrons toutefois d'excellentes nouvelles développant le thème tant apprécié chez cet auteur de la paranoïa ("Duel", "Cauchemar à 6000 pieds", "Je suis là à attendre") des nouvelles drôles aussi ("Les inséparables", "Reliques", "La presque disparue") voir même touchantes ("Dans la Douleur" où une femme attend un enfant dont l'avenir est déjà tout tracé jusque dans ses gênes).

Les dernières nouvelles écrites possèdent moins de rebondissements "à la" Quatrième dimension ou si peu. On préférera les thèmes dont Matheson a su développer toutes les variations possibles ("Messages Personnels", "Thérèse", "La consultation de Quatorze heure", "Uniquement sur Rendez-vous") mettant donc en valeur le talent et l'imagination de son auteur.

On passera très vite les trop longues et ennuyeuses nouvelles ("Le Pays de l'Ombre", "Ombres et Silhouettes") pour s'intéresser à d'excellentes et originales nouvelles comme "Montage" où un homme voit sa vie elliptique montée comme dans un film ; ou "Le Jeu du Bouton" où un couple se voit remettre une boîte : s'il appuie sur le bouton à l'intérieur, un inconnu meurt dans le monde et il empoche 1 million ; ou encore "Miroir, Miroir" qui traite de la beauté d'une femme si belle ; ou enfin "Deus Ex Machina" qui revient un peu aux origines mathesoniennes...

En conclusion : moins de style dans l'écrit (dommage), mais toujours de bonnes nouvelles à savourer (les mauvaises sont très mauvaises et les bonnes très bonnes) que tout fan de Matheson se doit de lire... et les autres aussi.