samedi 14 février 2009

La Couleur de la Faim


Titre : La Couleur de la Faim
Auteur : Johan Heliot
Editeur : Octobre

"Morcaï Treznor est un Ogre dominé par son instinct le plus puissant et le plus primaire : la faim ! Celui-ci le mène à la recherche d'un médecin capable de le guérir dans les rue de la cité de Perdition. La ville de débauche n'en a cure et est pour l'heure en plein préparatifs de la Rencontre, espèce de championnat organisé autour de héros désignés par chaque clans dominants les quartiers de Perdition. Et quand Treznor bousille l'un d'entre eux, les choses se gâtent..." 

La Critique de Yohan : Suite à ma rencontre avec Johan Heliot, j'avais fort envie de dévorer ce livre, d'autant plus que le sujet révélé par le quatrième de couverture s'avérait fort alléchant. Hélas, le traitement de l'histoire ne part pas forcément dans le sens que j'espérais.

   La Couleur de la Faim, c'est un peu un mélange entre Gangs of New York, les légendes indiennes, la magie Vaudou, la Fantasy traditionnelle et une pincée de conte de fée (très légère). Le mélange est assez bizarre (il y a même des références marquées à Terminator et Fight Club !).

   Mais ce qui est d'autant plus dérangeant est le passage sans cesse d'un personnage à l'autre entre les chapitres. Les personnages étant nombreux et vite dépeints, on a du mal à s'attacher à eux, à comprendre vraiment leurs motivations (l'intrigue n'est pas aussi simple que ça) et encore plus à Morcaï Treznor, censé être le héros de l'histoire, mais absolument pas attachant (une espèce de brute qui malgré tout s'attire l'amour des demoiselles et étale facilement tous ses adversaires). D'ailleurs, quitte à le rendre cruel et détestable,  je m'attendais à ce que la sensation de faim se fasse plus ressentir chez l'ogre, mais elle n'est juste qu'évoquée ici ou là, sans que l'on salive à la lecture du livre. Dommage.

   Bien sûr, demeure un décor, celui de Perdition, dont l'atmosphère est bien rendue. Le quartier policier et son "alambic" sont aussi assez originaux, avec un côté très irlandais. D'ailleurs, le personnage du Surintendant tire son épingle du jeu, parmi le lot de personnages. Au contraire du personnage de l'Obscur que l'on aurait voulu plus détaillé.
   
Si la lecture de la Couleur de la Faim est distrayante, elle n'est pas non plus indispensable. Si vous voulez découvrir du Johan Heliot, je recommande davantage La Lune seule le sait.

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